Les fantômes de Manhattan

Les fantômes de Manhattan

Ellory, Roger Jon

Sonatine

  • par (Libraire)
    23 avril 2019

    Un subtil roman noir

    Premier roman de R.J. Ellory, aujourd’hui seulement traduit en français, Les fantômes de Manhattan porte en germe ce qui constitue la force de l’œuvre de cet auteur anglais dont tous les romans se déroulent en Amérique.

    L’écriture est séduisante : ici alternent ce qui ressemble à une comédie romantique (il y a même une librairie qui ressemble à celle de "Notting Hill") et un récit violent, inscrit dans l’histoire de l’Amérique d’après-guerre , que la quatrième de couverture compare à "Il était une fois en Amérique" de Sergio Leone ; l’intrigue, peut-être un peu ténue, est néanmoins savamment construite, et réussit à nous surprendre dans son ultime rebondissement. Les personnages sont plus complexes qu’il ’y parait dans un genre qui relève du roman noir, et celui de l’héroïne, Annie, la jeune femme qui tient cette petite librairie de Manhattan, surprend par la finesse d’analyse des émotions, et des sentiments qui la traversent. Et, ce qui ne gâche rien, R.J. Ellory rend constamment présent le décor de son histoire, Manhattan, qu’il décrit parfois avec un lyrisme convaincant.

    Jean-Luc


  • 15 juillet 2018

    enquête, New York

    Cela aurait pu être un roman d’enquête intéressant : un mystérieux cinquantenaire apporte à une jeune libraire des chapitres d’un manuscrit chaque lundi.

    La jeune femme, Annie, découvre la vie d’un jeune rescapé de l’Holocauste recueilli par un GI, grandi à New York et qui devient un bookmaker de talent.

    Cela aurait pu être un bon roman sur la solitude des grandes villes : Annie vit seule, a connu quelques amours malheureuses jusqu’au jour où David entre dans sa vie.

    Cela aurait pu être un bon roman sur les pouvoirs des livres et de la lecture.

    Cela est pourtant un bon roman de vengeance, même si le motif m’a paru bien mince.

    Annie préfère utiliser l’expression monter amoureux. Pourquoi pas.

    J’ai tout de même passé un agréable moment dans les rues de Manhattan des années 50 à nos jours.

    Et puis le récit se fini en happy end.

    Pas le meilleur de l’auteur, c’est certain.

    L’image que je retiendrai :

    L’auteur ne cesse de rappeler que la vraie vie a des angles aigus et des bords rugueux.