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Zoom sur les premiers romans de la rentrée littéraire 2020 📚

Il y a Ce qu'il faut de nuit, roman bouleversant, sensible et déchirant, que Michaël, Marion et Catherine ont lu d'une traite et dont ils parlent aujourd'hui avec des mots choisis et une grande émotion.
Il y a Mémoire de soie, coup de cœur de Romain et Marion qui, d'une superbe plume, retrace une histoire familiale au début du XXème siècle.
Il y a L'Enfant céleste, lu et aimé par Laure-Anne, un roman doux et insulaire qui questionne la norme et invite à une reconnexion aux essentiels.
Lire un premier roman, c'est entrer dans un nouvel univers, découvrir une voix... Et en cette rentrée, de très belles plumes se révèlent ! Voici réunis dans ce dossier des premiers romans de la rentrée littéraire.

Essai sur les fondements et les enjeux de l'oeuvre absente de timothy grall, par maxime desvaux, maître de conférence émerite en littérature française et comparée à l'université sorbonne, paris iv

L'Arbre vengeur

14,00

Premier roman qui évite les lois du genre, Une ombre qui marche se présente comme l’essai d’un universitaire sur un écrivain mythique. On est pourtant dans une pure création qui s’approprie les codes universitaires pour dérouter. Mieux qu’un pastiche, ce texte qui est aussi une biographie en creux d’un personnage hors norme qui par la grâce d’un livre unique et radical a bouleversé l’humanité. Timothy Grall, spécialiste de Montaigne, a en effet composé un livre qui n’est fait que de pages vides. Le roman en est la glose, le commentaire partial d’un admirateur passionné, qui nous révèle la puissance hypnotique du pouvoir de la page blanche.
À la fois réflexion sur l’indicible et l’ineffable, et sur la richesse qui naît de ces limites, cette fantaisie sérieuse marie légèreté et gravité.


Roman

Mercure de France

12,80

"Quelque chose clochait dans notre famille et ses trébuchements successifs à n'en pas douter avaient eu raison d'Agnès. Si son effondrement pouvait ne pas être inutile, c'était à révéler quelle sorte de claudication nous faisait marcher de travers à chaque génération jusqu'à cette chute finale. J' étais sûre cette fois de captiver mon frère car j'étais convaincue que venait de se livrer, sinon la vérité, du moins l'alphabet qui allait ordonner et rendre donc lisible le fatras de nos expériences communes." La narratrice traverse toute la France en voiture pour rejoindre son frère dans le Sud : elle vient lui annoncer que leur petite sœur, Agnès, a été internée à Sainte-Anne. Mais il est difficile de parler avec lui, qui refuse toute complicité et passe son temps plongé dans son arbre généalogique… Le frère et la sœur n'ont rien en commun, sinon des souvenirs de leur enfance, en partie passée en Guyane, avec Agnès notamment… Que s'est-il véritablement passé dans ce vert paradis de la jungle guyanaise? Quel lourd secret de famille a provoqué la folie d'Agnès? Dans ce premier roman, Pia Malaussène crée une ambiance oppressante, dense et inquiétante à l'image de la forêt équatoriale. Au cœur de laquelle elle laisse pourtant entrevoir des rais de lumière et une aurore possible…


Éditions du Faubourg

Né au Liban pendant la guerre, Elias Naccache a fait fortune en revendant sa première start-up à la faveur de la bulle internet du début des années 2000. L’histoire commence lorsqu’il disparaît en Syrie où il a rejoint des volontaires chrétiens engagés contre Daech.

Qu’est-ce qui a pu conduire ce petit génie du web à se déconnecter au point de prendre les armes ? Un magazine people confie à son ami d’enfance le soin de mener l’enquête. La biographie du disparu prend forme sous nos yeux, avec sa cohérence et ses zones d’ombre, dans un palpitant puzzle psychologique.

Qui est vraiment Elias Naccache ? Un immigré avide de revanche ? Un fasciste en puissance ? Un amant trompé ? À travers son histoire, c’est le portrait de notre époque qui se dessine, entre mirages technologiques, mise en scène de soi et crispations identitaires.


Lou Darsan

Contre-Allée

15,00

« Au centre de cette histoire, il y a le corps d’une femme, ses hantises et
ses obsessions, & il y a la nature. C’est l’histoire d’une échappée belle,d’une femme qui quitte, presque du jour au lendemain, tout ce qui déterminait son identité sociale.

Elle sort de stase et se met en mouvement. Son départ est d’abord une pulsion, une sorte de fuite vers l’avant qui tient du road movie, avec de longues traversées de paysages en voiture, en auto-stop, puis à pied.
De la fuite et l’errance du départ, cette échappée va se transformer en nomadisme et en un voyage vers la réalisation de soi.


L’Arrachée belle, c’est une échappatoire à une situation vécue comme oppressante : une vie de couple dont la violence réside dans l’absence de relation, dans le vide entre les corps, dans les non-dits, l’incompréhension, la distance qui se creuse. J’ai voulu faire ressentir la violence de ces quotidiens subis, cette perte de sens qui est devenue pour la femme une absence au monde et à elle-même, et que l’on nomme en psychologie un syndrome de déréalisation et de dépersonnalisation, une façon de s’extraire de ce qu’on ne peut pas supporter, symbolisée par l’absence de prénom du personnage. »


22,00

« Une histoire d'amour qui vous reste tatouée sous la peau quand vous claquez derrière vous, ravi et sonné, la porte des pages. » Alain Damasio « Un texte à la fois empreint de mélancolie et profondément lumineux. » Marie Michaud, Page des libraires « La musique pour ouvrir le bunker des émotions familiales. Franck, le manager à l'ancienne, déjanté, Tom, l'idéaliste effrayé par la gloire, et Marie, dont tous les lecteurs vont tomber amoureux. » Pascal Schouwey, Le livre sur les quais « Je n'avais pas ressenti une telle vitalité dans une œuvre romanesque depuis un bon bout de temps. Cela tient au tempérament des personnages et à cette langue qui coule, qui ose et chaloupe, qui rayonne. » Christophe, Librairie l'Atelier J'ai attendu la tombée de la nuit et je suis allé poser mes feuilles sur les ruches, les unes à côté des autres, et sur chaque feuille j'ai posé une pierre pour ne pas qu'elles s'envolent. Je veux apprendre à vous aimer, j'ai écrit.