Apologie du carnivore
Éditeur
Fayard
Date de publication
Collection
Essais
Nombre de pages
142
Langue
français
Code dewey
179.3
Fiches UNIMARC
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Apologie du carnivore

De

Fayard

Essais

Indisponible
Etre végétarien serait un choix éthique hautement respectable tandis que le carnivore serait voué aux gémonies. Et si c'était l'inverse ? Caractérisant le « végétarien éthique » comme celui qui refuse de se laisser intoxiquer par l'animal, Dominique Lestel considère que cette attitude rétablit la frontière fondatrice « hygiénique » entre l'homme et l'animal. Constatant que, face à un végétarien, un carnivore avance souvent des arguments d'une faiblesse désolante, Dominique Lestel se livre ici à une mordante apologie du carnivore, à rebours des thèses habituellement admises. Il estime qu'être carnivore et manger de la viande est plus « éthique » qu'être végétarien. Pour lui, manger de la viande est le seul moyen de nous rappeler que nous appartenons au règne animal et que notre chair est chair animale. Lestel plaide finalement pour un renouvellement de notre « philosophie du manger » : au lieu de nous interdire de manger l'animal au nom d'une vision du monde inspirée de l'univers de Walt Disney et teintée de culpabilité chrétienne, nous devrions plutôt militer pour que les animaux puissent également nous manger – selon une logique radicale de la réciprocité qui est le principe même du vivant. Car le vrai problème est aujourd'hui celui des élevages industriels, véritable ignominie des temps présents, et non celui de la consommation de viande, que le philosophe entend bien réhabiliter.
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