Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Starlight
30 octobre 2019

vie sauvage

Starlight, c’est Franck, le garçon des Étoiles qui s’éteignent à l’aube. Il a bien grandi, et le Vieil homme est mort. Il travaille dans la ferme du vieil homme avec Roth, vieux garçon bourru.
Un jour qu’il part faire ses courses, il croise le chemin de deux voleuses : Emmy et sa fille Winnie. Il décide de les prendre dans sa ferme pour leur remettre le pied à l’étrier. Il leur apprend d’ailleurs à monter à cheval et les initie à la vie sauvage.
Mais pendant ce temps, le mal rôde : Emmy s’est enfuie avec sa fille et son ex-compagnon les recherche.

Si j’ai aimé les pages magnifiques de communion avec la nature, j’ai moins aimé ce côté manichéen (les gentils à la campagne vs les méchants en ville).

Les dialogues entre Starlight et Roth m’ont parfois fait sourire.
Winnie m’a fait de la peine, petite fille perdue que tout le monde tente d’aider.
Emmy est une battante qui aime profondément sa fille, et qui apprend de Starlight.
Un beau roman sur la résilience (mot à la mode).

L’image que je retiendrai :
Celle des poireaux sauvages que Starlight apprend à Winnie à trouver en pleine forêt.

https://alexmotamots.fr/starlight-richard-wagamese/

La Grande escapade
30 octobre 2019

années 70, école

Si j’ai eu un peu de mal au début avec les prénoms et noms des personnages, les prénoms de leur mère et père respectif, ainsi que leur profession (je ne devais sans doute pas être très concentrée), au bout d’un certain nombre de pages, je suis arrivée à entrer dans le roman.

J’ai (presque) retrouvé l’école de mon enfance (qui venait tout juste d’être mixe) et la pédagogie par le coup de règle.

Je me suis attachée peu à peu aux différents personnages.

Une intrigue se met doucement en place : y aura-t-il adultère au groupe scolaire ?

On assiste à l’arrivé d’une pédagogie axée sur l’élève, ce qui secoue certains instituteurs, mais rassure les parents qui n’ont pas voix au chapitre

Un excellent moment de lecture, même si la fin légèrement fantastique m’a paru étrange.

L’image que je retiendrai :

Celle de la moleskine, très présente grâce aux carnets et aux sièges du train.

https://alexmotamots.fr/la-grande-escapade-jean-philippe-blondel/

Le Ciel par-dessus le toit
7 octobre 2019

famille, vie moderne

Ce que j’aime dans les romans de Natacha Appanah, c’est qu’à chaque fois, elle nous emmène dans un univers différent.

Celui-ci est très dur, à l’image de la vie des personnages.

Il y a Eliette, devenue Phenix à la suite de l’indifférence et de la violence de ses rapports avec ses parents. Elle élève seule ses deux enfants dans une casse.

Il y a Paloma, sa fille au nom d’oiseau, qui a fuie la maison de sa mère.

Il y a Loup, le jeune frère, qui court pour fuir cette vie.

Et pourtant il y a un ciel au-dessus de ce toit qui n’existe pas.

Un roman qui a résonné longtemps en moi par ce qu’il raconte d’une certaine histoire familiale.

L’image que je retiendrai :

Celles des couleurs bleu et jaune, omniprésentes.

Quelques citations :

"il faut bien, un jour, arracher à coups de dents sa place au monde." (p.46)

"C’est ça alors qu’il tenait si loin de lui, cette vérité bestiale qui nous transforme, qui nous accomplie, qui nous dépasse ?" (p.73)

"Je ne supportais pas cette vie-là, je me sentais comme une poupée mécanique dans sa boîte en plastique qu’on rangeait sur une étagère…" (p.88)

"je suis venue ici parce que parfois il faut savoir pour pouvoir continuer à vivre." (p.123)

https://alexmotamots.fr/le-ciel-par-dessus-le-toit-natacha-appanah/

Borgo vecchio

Les Éditions Noir sur Blanc

16,00
7 octobre 2019

conte, Sicile

J’avais sans doute beaucoup d’attentes en ouvrant ce livre, trop.

J’ai donc été quelque peu déçue.

D’abord parce que cette lecture n’a pas été une plongée dans un quartier de Palerme, j’ai rencontré quelques habitants d’un quartier fantasmé.

Ensuite parce que ce roman n’en est pas vraiment un et tient plutôt du conte avec une situation fantastique qui m’a laissée songeuse.

Je ne me suis attachée à aucun des personnages : ni Mimmo amoureux de Céleste, la fille de la prostituée, ni Céleste elle-même, ni leur ami Cristofaro qui se fait battre comme plâtre, no Toto, le voleur sympathique.

Je m’attendais à une fresque sociale, j’ai lu un joli conte.

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur bleu ciel qui entour la mère de Céleste.

https://alexmotamots.fr/borgo-vecchio-giosue-calaciura/

La vie parfaite
22,00
7 octobre 2019

Italie, vie moderne

Si "D’acier" nous parlait de cette période difficile de l’adolescence, ce dernier roman de l’auteure nous raconte l’arrivé du bébé pour deux femmes totalement différentes.

Il y a Adèle, 18 ans, qui tombe enceinte de son petit ami par accident.

Et Dora, la trentaine, avec une jambe artificielle qui n’arrive pas à avoir d’enfant avec son mari.

Au fil des pages, les deux femmes vont se croiser, côtoyer les mêmes personnes sans jamais s’adresser la parole.

L’une vie dans le centre-ville bourgeois et a un bon métier, la seconde vit en banlieue et n’est pas retournée au lycée.

J’ai aimé suivre ces deux femmes aux parcours si différents.

L’auteure décrit toujours avec autant de réalisme la banlieue pauvre, ses habitants, ses trafics et ses espoirs aussi.

Une auteure que je retrouverai avec plaisir.

L’image que je retiendrai :

Celle du vernis à ongle qui tient tant de place dans la vie des femmes.

Une citation :

"Que c’est grâce à ce manque que je suis ici et que je ne cède pas. Et je veux pouvoir un jour prendre mon enfant dans mes bras, et l’aider à faire face à tous les manques qu’il rencontrera dans sa vie, et à tous les manques qu’il a déjà connu." (p.265)

https://alexmotamots.fr/la-vie-parfaite-silvia-avallone/